LE GRAND SAUT

La décision est prise, le bateau s’installe en mode navigation. Vérification du fonctionnement des instruments, ais, logiciel de nav., réception météo iridium, fin approvisionnent, plein d’eau, plein de gaz, calage des objets contondants, vaccin fièvre jaune pour Jérôme…attente de la bonne fenêtre météo…au revoir (peut être) aux amis de ponton.

Tout cela prend la semaine, en fin de compte je serai resté la totalité d’un mois aux Canaries.

Donc…le 6 novembre on lâche les amarres pour 6 à 8 jours de navigation. La fenêtre météo semble « raisonnable ». Il ne faut pas partir plus tard, le fameux anticyclone des Açores vient de lâcher et la forte houle venue d’une dépression plus au nord déferlera sur les Canaries et au-delà, dans 2 jours. D’ici là on sera hors de portée.

Un petit arrêt Gasoil a Puerto Calero. Descente des Canaries, je sous toile en prévision des éventuels effets venturis entre les iles. (Renforcement du vent).

Première nuit. Les iles des Canaries ne sont pas encore totalement doublées mais le déclin du jour ouvre la porte du voyage, a l’aurore nous seront déjà loin.

Les  deux premiers jours de navigation se passent sans soucis majeurs. Le vent arrière est plutôt faible, les voiles en ciseaux, un peu de houle. Max Wolfer  (instit, navigateur, bénévole, ¼ président VSF) m’a dit un jour : « de toute façon, même une baignoire y  arrive ». Il est vrai que dans ce sens  les vents sont portants en permanence, c’est le retour que la baignoire aura du mal à faire. Je ‘interroge : « mon bateau peut il être considéré comme  une baignoire ? »

Cool vous dites : ben non, ça va se gâter, s’agiter et se gîter.

Dans la nuit le vent se renforce, (5 à 6) et la mer se forme. Ce n’est pas la mer du vent, la houle est courte et le sommet des vagues déferle dans les rafales.

Le bateau fait bouchon, monte descend, remonte et redescend, une baignoire dans un ascenseur. Inconfortable, mais on prend l’habitude. Je n’ai plus envie de faire la cuisine c’est Jérôme qui s’y colle.

Le 9 novembre en prévision d’une météo un peu plus musclée, on ne garde  que le génois, plus  facile à réduire que la grand voile, dès que le vent se renforce. Le bateau fait ses 5/6 nœuds, on garde un œil sur le pilote automatique qui n’assure pas toujours tant les périodes de houle sont courtes.

Fait remarquable, plus on descend vers le sud et plus on a froid. Ciré et polaire   …temps breton  (????). Les nuits sont vraiment fraiches, il faut attendre que le soleil remonte bien pour en sentir les bienfaits. De temps en temps j’ai le sentiment de sentir des effluves de terre chaude, je sais que nous longeons le désert marocain et mauritanien bien loin des côtes pourtant.

Glops ! : Dans la nuit du 10 novembre le pilote en fin de course ne peut plus redresser. Jérôme, qui était de quart, prend la main et barre, la mer est forte et déferle. On estime au moins 35 à 40 nœuds de vent  (prévisions 25). Le souci est cette houle trop courte pour le débattement du pilote. Une vague s’impose dans le copick par l’arrière, la survie se détache en partie…je reboute comme je peux, on finalisera plus tard. On s’inquiète de savoir si l’on devra barrer en permanence, 3 heures plus tard, ça se « calme » (tout est relatif), on peut remettre le pilote Ouffff ! enfin !

Deux jours difficiles. On n’a pas le choix que de subir et d’avancer, rester au portant, il faut descendre davantage au sud pour une mer plus confortable.

Pourquoi je m’impose ça ? ……Réponse à l’arrivée.

A partir du 13 novembre pétole. Peu  de vent, on revit.

 

Les vagues qui ont tapé sur le travers du bateau ont déposé des dizaines de poissons volants et de petits Calmars. Incroyable la vie que contient une vague. On s’en rend compte la nuit par la fluorescence. Le sillage du bateau, plus particulièrement, est parcouru d’éclats lumineux. De toutes dimensions, calmars, méduses, plancton luminescents  filent sous l’eau et éclairent, flashent la surface.

 

Le 13 novembre : Pétole, plus de vent.  On profite de cette accalmie pour ne « plus trop en faire » le bateau glisse sur l’eau à son rythme, on n’est pas pressé.

Pêché : un thon. Les premières darnes,  bien fraiches,  poêlées comme un steak, la suite  un peu plus cuit, les derniers repas à la vapeur.

Le bateau à considérablement ralentit cela m’arrange et évite une arrivée de nuit.

Le samedi 15 novembre Dakar est en vue. Veille permanente car les pirogues qui pêchent sont nombreuses, il faut faire attention aux filets, suivre attentivement le balisage. Les obstacles se multiplient en approche, l’arrivée de Dakar n’est pas conseillée de nuit.

L’ile de Gore est doublée, le mouillage est pris dans la baie de Hann devant le CVD (Centre de Voile de Dakar). On retrouve Yobalema et son équipage paré à partir pour le Sine Saloum.

L’Afrique enfin est devant nous, à quelques centaines de mètres. Groggy par le voyage, impressionné par la côte toute proche,  nous mettrons 1 journée et demie avant de descendre à terre. Du bateau nous quittons l’Europe.

Accueil au CVD, premiers pas au Sénégal.

 

Sur un des  murs du centre une citation. Ben ! Elle est là ma réponse.

 

La suite : Départ pour le Siné Saloum.

RECONTRES AUX CANARIES

Déjà deux semaines que je promène mes chaussures relaxées dans les rues d’Arrecife ….Michel Huchez (fondateur Voiles Sans Frontières) me prévient que Yobalema le « bateau amiral » de Voiles Sans Frontières doit arriver dans le courant de la semaine. Il voudrait que j’en filme l’arrivée…… Ok, cela va me permettre de tester mon matériel vidéo.

A bord Philippe le skipper, membre très actif de VSF et propriétaire de Yobalema. Il a mis son bateau à disposition permanente de l’association depuis plusieurs années. Comme équipiers Elsa et Fabien ainsi que Jérôme.
Jérôme accepte la proposition que je fais à l’équipage de m’accompagner jusqu’à Dakar. Il descend avec sa guitare, s’installe à bord d’Ouffenfin. Raymond et son accordéon devient Jérôme et sa guitare (tant pis pour la rime). Il fera la musique du petit film.

Je prends une semaine supplémentaire sur place.

La vidéo de l’arrivée de Yobalema à Arrecife.

 

Les équipiers

Un petit mot sur cette variété marine que l’on croise sur les pontons.

Les skippers qu’ils soient seuls ou en équipage (familles avec enfants) ont parfois besoin d’aide, de bras supplémentaires, d’équipiers pour naviguer.

Il existe pour cela des bourses d’équipiers (STW par exemple), on  recrute par voie du net.

 On croise sur les pontons une autre catégorie d’équipiers : « le bateau stoppeur ».

Le bateau stoppeur est plutôt jeune, d’une moyenne d’âge de 25 ans (entre 20 et 30 quoi…). Lorsqu’on le cherche on ne le trouve pas, dès qu’on ne le cherche plus on le trouve… (C’est du moins lié à  mon vécu).

Le bateau stoppeur, du genre optimiste  festif, est en recherche fébrile du bon plan dès le pied posé sur le ponton. Un vrai boulot, en moins de 24 heures il lui faut repérer les squats possibles, faire le tri. Le bateau stoppeur est un routard qui peut être « difficile » il n’embarque que sur les bateaux qui correspondent à son timming, à son trajet prévu, son rêve. Pas question d’embarquer tout de suite si le projet consiste à rester sur place quelques temps. si l’objectif est d’aller au Brésil, on boude le bateau en partance pour Les Grenadines…quoi que….il  est libre aussi de changer d’avis.

Pour le Skipper le recrutement par l’intermédiaire d’une bourse d’équipiers garantis des compétences en navigation (cv), moins transparentes pour les stoppeurs qui ont néanmoins l’avantage d’être sur place, on fait connaissance avant de partir (….ou pas).

Deux stoppeurs : Elsa et  Fabien (ex Yobalema et squatteurs impénitents) . Ils vont découvrir la voile en naviguant. Ils ont réussi leur pari et sont actuellement au Brésil, ils comptent traverser ensuite  à pied (stop ?) l’Amérique latine jusqu’à la Terre de Feu. On attend de leurs nouvelles.

Les « équipiers du net » : de gauche à droite : Marie championne de planche à voile, Armelle moniteur de voile aux Glénants,  Clément officier de la marine nationale en congé sans solde, Jérôme et sa guitare qui va m’accompagner jusqu’à Dakar et dans le delta du Siné Saloum. Tout à droite Camille également officier de la Marine Nationale.

Photos prises très tard (ou très tôt) après une virée Tapas : « dis, si on faisait   l’After  (l’après fête pour les non initiés) sur ton bateau ? (Normal, eux ils n’ont pas de bateau). Pour la deuxième fois de ma vie j’ai eu 28 ans, chic…

Quelques Navigateurs :

Jean et Marie : Canadiens québécois, ils voyagent sur Mobilis un magnifique voilier en bois  entièrement  fabriqué des mains de Jean . Jean ancien pilote d’avion tourne avec son bateau autour de l’atlantique depuis plus de 15 ans pour son grand bonheur et son heureuse santé. Il a 77 ans. Une anecdote : Surprise ! Jean me montre la photo de mon bateau à coté du sien. Photo prise en septembre 2013 en méditerranée lors du rassemblement des bateaux des chantiers Méta, pour les 50 ans du chantier,  aux iles du Frioul à Marseille. (Ouffenfin est un bateau Méta)

 Le monde est petit….. ?

Xavier et Laurence (Laurence se cache à l’intérieur)

Partis de Nice ils ont pour objectif de rallier la Guadeloupe pour vivre une vie qu’ils pensent meilleure là bas. Leur budget à deux est très serré, ils ne disposent que de 500 e par mois. Déterminé, Xavier est une bombe d’énergie et d’optimisme, son bateau de 9 mètres est équipé du minimum. A l’heure actuelle (Janvier 205) ils sont en Guadeloupe. Là aussi pari gagné.

Autre anecdote : nous nous rendons compte que nous étions le même jour au même mouillage, à Calvi en Corse le  15 aout 2013. Ce jour là un fort coup de vent et de houle a secoué durement les bateaux au mouillage. Deux sont partis à la cote. Un très mauvais point pour le port de Calvi qui a refusé (sans courtoisie aucune) l’accès du port aux bateaux qui demandaient l’abri. Une attitude inadmissible en complet désaccord avec les règles et l’éthique maritime. Une chose qui ne se serait jamais produite en Bretagne.

Le monde est petit….. ?

Une retrouvaille : notre voisine de ponton à Gibraltar, pirate  Turque et navigatrice solitaire. Tout va bien dit-elle….. Super….

Le monde est petit….. ?

 

La suite …..traversée jusqu’à Dakar  et le centre nautique de Dakar.

 

LES CANARIES

 

 Bon d’accord peut être pas un canari mais un oiseau jaune…. quand même.

A l’heure ou j’écris ces lignes je suis déjà de retour à Dakar après être passé par la case Siné Saloum (3 semaines)…..je suis donc très en retard…..

Je reprend….la marina de Lanzarote, Arrecife plus exactement….je dois y passer en principe  une semaine voir un peu plus avant de descendre vers Dakar.

Raymond m’annonce qu’il ne veut pas continuer le voyage, ses affaires l’appellent ……bon allez je reste 15 jours de plus histoire de savoir si je continue avec un nouvel équipier ou bien seul.  Et puis l’ile est bien agréable, la population bien qu’active est paisible, bars à tapas, terrasses et douce température,  elle mérite qu’on s’y attarde.

Le port est constitué principalement de bateaux de voyage. Panneaux solaires, éoliennes, on vient à Lanzarote pour en repartir. Ambiance vagabonde.

L’ile de Graciosa vue de Lanzarote

L’ile est résolument orientée vers le tourisme qui semble être sa source de revenu principale.

On y vend son climat mais aussi son étrange paysage volcanique. Une bonne partie de l’ile est un véritable chaos de roches de laves acérées. Une route aménagée traverse ce panorama lunaire.

Pas de source de vie apparente, pas d’animaux, pas un seul moustique, pas d’oiseaux (j’ai pas vu de canaris, arnaque….) Quand on pense qu’il ne pleut pratiquement pas…..et pourtant un peu plus loin….ça pousse.

Lichens mais aussi de la vigne. Bel acharnement des hommes contre une nature hostile pour la rendre cultivable.

Murs de morceaux de lave taillés, cratères qui protègent en profondeur les cultures et récupèrent l’humidité nocturne. De la vigne en l’occurrence.

Une poudre de sable de lave noire recouvre la terre érable.  J’imagine qu’il s’agit, là encore, de retenir l’humidité.  

Et tout ça pour fabriquer principalement quoi ? ….du vin, dont le fameux el Grifo.

Voilà c’est tout pour aujourd’hui….plus tard les rencontres aux canaries….

Vers les Canaries

Mon problème électrique me retarde d’une journée…attente de l’électricien..un peu en retard.  Cela suffit pour laisser passer une bonne fenêtre météo. Il faut attendre encore deux jours avant de pourvoir partir dans de bonnes conditions.

Traverser le détroit de Gibraltar est délicat. Il faut franchir un rail autoroute à cargos, choisir la bonne marée car les courants y sont forts, passer de la méditerranée à la houle de l’atlantique. Ulysse n’a pas osé, par peur des cargos sans doute.

Le Jour du départ, sur le rocher, s’accroche depuis trois jour un nuage noir.

Je longe la côte et compte traverser le rail à Tarifa. La houle qui se lève est de plus en plus forte et surtout d’amplitude courte , il faut aller chercher plus loin la sortie ou l’amplitude de la houle est plus large. On peut maintenant la prendre par le travers…zou on y va…..viser la queue d’un groupe de cargos, passer derrière le plus vite possible avant que le groupe suivant ne rapplique, une fois pour un sens de circulation , une fois pour  l’autre. Heureusement le vent s’est levé dans la bonne direction , au portant (vent arrière), Ouffenfin bat des records de vitesse 7 noeuds. Wouaaa !!!!!…. 4 heures plus tard, à la nuit tombante le rail est passé, la traversée vers les Canaries commence. Ouff… enfin!

 5 jours. Alternance de jour et de nuit, périodes « houleuses » et plus paisibles. Paresse active, rêveries la tête dans les nuages le jour, dans les étoiles la nuit.

Nuages : des dessins extraordinaires :  têtes fantomatiques, dragons, animaux extraordinaires se font et se transforment au fil du temps qui passe.

et la récompense, la terre qui émerge de l’horizon. LANZAROTE.

 

gibraltar suite

Surprise !…..

La Famille JOMIER, Clémence, Antoine et leurs  4 gars viennent rendre visite. Leur bateau est juste à coté.

ça bouge dans tous les sens, court, descend, remonte, ficelle et tricote le bateau..

« Dis Clémence tu fais comment pour les prendre en photo ? »

« en mode rafale »

« ah !comme les dauphins »

« c’est ça comme les dauphins »

Leur site : http://www.inspirations-levoyage.com/

Rencontre : 

DANIEL. Nous le croisons sur le rocher, il est en voiture et nous propose de nous ramener à Alcadeidesa au port.

 

Ce que je sais de lui : il est Italien, habite en Suisse et s’amuse de tout ce qu’il voit.

Il est « coiffeur voyageur » : C’est à dire qu’il travaille quelques mois dans son salon de coiffure en Suisse et part en voyage le plus souvent  possible quelque part sur la planète.

Une particularité étonnante; lors de ses voyages,  il coiffe gratuitement la population locale, comme ça, pour faire des rencontres. Il raconte avoir coiffé deux jours durant à cuba tous les gens d’un quartier. Autour de sa prestation une fête  s’est organisée.

A Medellin en Colombie au milieu d’une place,  il coiffe gratuitement tous les enfants qui se présentent, fait payer les adultes pour une petite somme et redistribue les sous récoltés aux enfants.

COIFFURES SANS FRONTIERES est né.

Nos voisins de ponton :

A bâbord JENNIFER et GUILLAUME

Leur bateau un first 35 s’appelle Carabosse. Ce qui est singulier c’est que depuis Les Baléares nous suivons exactement les mêmes étapes, on s’aperçoit de loin seulement. Nous avons fait escale aux mêmes endroits au mêmes moments. Devenus voisins nous faisons  enfin connaissance.

Ce que je sais d’eux : Ils ont pris un an et demi d’année sabbatique pour faire un tour de méditerranée et de l’atlantique. Parti depuis le mois d’avril de La Grande Motte ils voyagent déjà depuis 6 mois et viennent de Grèce.

Bien entendu ils prennent la même route que OUFF.

Attention…. vous allez assister au départ « sportif » de Carabosse.

Faut dire que nos deux amis sont gênés dans les manœuvres par un pas d’hélice pas délice,  capricieux quoi, en gros le bateau ne leur obéit pas vraiment en marche arrière, il faut s’organiser.

Tambour…..

On descend du bateau.

 

On pousse, pivote…

HOP !

Hé ! Guillaume..faut monter là !

Alors t’en dis quoi !                                            hein !

Hasta luego !

SYMANIA : Notre voisine à tribord

Ce que je sais d’elle : Symina est Turque. Elle voyage en solitaire depuis la Turquie, ce qui est déjà un exploit. Elle est partie pour un tour de l’atlantique avant un  retour chez elle en Turquie. Déterminée, plus que dynamique elle carbure aux boissons énergisantes. Pas féministe (c’est elle qui le dit) elle milite pour la reconnaissance de la femme Turque et se montre en exemple.

 

Départ pour les Canaries…seule à bord.

 

GIBRALTAR

Du 21 septembre au 22 septembre traversée vers Gibraltar

Début de traversée sans histoire, paisible. Navigation sous voile. En prime, à la tombée de la nuit des dauphins nous accompagnent en jouant avec l’étrave. (Promis, je vais en faire un extrait vidéo). Bref, entre voile, coucher de soleil et dauphins, un poncif de navigation comme dans les blogs.

Le lendemain la navigation est moins idyllique, plus de vent portant, tout de face, donc…moteur.  A l’approche du détroit les courants sont contraires et forts. Cela soulève du clapot, Ouff. n’avance plus, on se traine et on se fait chahuter. Je me détourne vers la cote pour éviter le gros du flux qui descend de l’atlantique tout proche, ça marche on avance mieux.

Ouff enfin ! Le rocher de Gibraltar au bout de l’étrave.

Après avoir slalomé, évité quelques gros cargos pas cool, Ouff. s’amarre a  Alcaidesa, port du coté de la frontière Espagnole de la ville de la Línea. Moins cher, plus calme que les marinas de Gibraltar.

ALCAIDESA ET GILBRALTAR

ALCAIDESA est le port principal de la ville frontière La Linea de la Concepcion avec Gibraltar. Beaucoup moins riche que sa voisine, on n’y vit pas moins a l’heure espagnole avec bien être au rythme des bars à tapas. (un peu gras la bouffe quand même)

à l’ombre du temps.

                                                                                        

Et nous sommes en Andalousie ne l’oublions pas

GIBRALTAR

A Gibraltar la vedette c’est lui, le macaque berbère dont on ne sait pas trop bien comment il est parvenu là. Les singes sont juchés tout au haut du rocher et l’on se ruine en téléphérique pour aller leur rendre visite.

singe moi…… 

papouilles et grattouilles

Gibraltar est possession du Royaume-Uni depuis 1704, Le territoire a une superficie de 6,8 km².

Un tout petit territoire vraiment très bien protégé par les postes frontières, des deux cotés, munissez vous de vos passeports.

Après la frontière il faut traverser la piste d’atterrissage. Allez ! vite…vite….personne ne traine…va savoir pourquoi.

Pour arriver en Angleterre….. sans le smog….quoi que….

La preuve en images.

Ouffenfin il est là au fond….

 

DE CARNON A GIBRALTAR SUITE

Du   9 septembre au  10 septembre traversée vers une des baies au nord d’Ibiza. Cala de Portinax.

 

Au moins une journée de voile comme on les aime.                          Raymond rit

Au portant…ce ne sont pourtant pas encore les Alizés.

Arrivée au mouillage dans la baie.

L’eau du bain est à bonne température, nager autour du bateau et sous le bateau plein de poissons rigolos qui te regardent. Super.

 Mais aussi, restos pizzas,  quincailleries de plage, hôtels, dancings, immeubles de vacances, musique tard dans la nuit, industrie vacancière.

 

Du 12 septembre au  13 septembre traversée vers Cartagena.

Descente le long de la cote d’Ibiza. Superbes découpes de roches tout au long.

Ensuite une nuit un peu difficile, le moteur ne charge plus, il faut barrer pour arriver à Cartagena afin d’économiser  la batterie. Problème électrique en perspective  à résoudre au port.

Arrivée de nuit dans le port de Cartagena ouf…enfin ! 

CARTAGENA

Christophe montre son doigt.


 

A Cartagena, fier de son passé,  on entretient l’ancien.

Une ville paisible avec ses rues piétonnes,  étroites et bien protégées du soleil. Tapas and co.

A l’extérieur de la ville, je suis surpris par l’aridité  du climat, des terres.

Jean Paul notre voisin de Ponton. Généreux, Jean Paul nous offre spontanément ses services. Il me conduit en voiture faire mes courses dans une grande surface, un Carrefour local.

Ce qui je sais de lui :  Il est Français et vit 6 mois de l’année sur son bateau à Cartagena. Méditerranéen, très loquace, enthousiaste,  Il a des amis partout dans la ville et sur le port. Il nous fait connaitre une petit resto local de pêcheurs « muy tipico »

Il raconte que, sur son bateau, Terranga,  un Mélodie , il a tenté par deux fois de partir pour un tour du monde à l’envers. Une première fois il casse sa bôme, il revient pour la réparer. Il  repart plus tard et renonce une deuxième fois à la suite d’ennuis techniques. Il décide finalement sagement de s’installer à Cartagena a demeure. C’est quand même avec mélancolie qu’il raconte son histoire. Il m’offre une manille de son bateau que je n’arrive pas à trouver dans les boutiques du port. « Comme ça il y a une partie de mon bateau qui va aller au Sénégal » sourit ‘il.

Une petite frayeur pour sortir de Cartagena, l’hélice se prend dans une pendille. Ouff. bloqué, en suspend de voyage. (la pendille c’est une corde qui plonge dans l’eau et maintient le bateau en ligne face au ponton)  Raymond plonge et démêle. Ouffffffffff!!!!!!!

Du 18 Septembre au 19 Septembre : traversée vers Almérimar.

Raymond barre

Au lever du jour nous découvrons une  cote recouverte de feuilles de plastiques blancs. Ce sont les industries maraichères de l’Espagne qui se trouvent là. Il semble que pas un seul m2 d’espace ne soit pas utilisé par une serre.

ALMERIMAR

 

Une étape sans grande surprise. Une marina qui semble avoir été crée uniquement dans le cadre d’un programme immobilier touristique. On me dit que 80 pour cent de la population est étrangère. Beaucoup d’allemands et d’anglais ont choisi de s’établir ici pour leurs retraites. Les bars à tapas imitent les pubs irlandais.

 

 

de Carnon à Gibraltar

 

Le 4 septembre 2014

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Le 4 septembre à 16 h 43minutes et quelques secondes Ouffenfin quitte le port de Carnon.

A son bord Raymond,  son accordéon et moi même  direction le Sénégal.Nous emportons à bord pour le compte de Voiles Sans Frontières (VSF) une valise dentaire (qui contient le nécessaire pour ouvrir uncabinet dentaire) ainsi qu’un flotteur  Argo à déployer sur un point géographique précis en mer.

Raymond et son accordéon

Raymond et son accordéon

Une réunion des trois bateaux en partance a été  organisée par VSF dans le port de la Grande Motte deux jours auparavant.

Pour en savoir plus:

http://www.voilessansfrontieres.org/wordpress/depart-de-la-flotte-mediterranee/

ouffenfin et Carine     

Les deux monocoques Ouffenfin et Carine. Une réunion autour du cata de la famille Joumier.

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Prendre livraison des Balises

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Les balises sont prêtes à embarquer, Gwenaëlle nous en explique le fonctionnement. TIC ! TAC ! TIC ! TAC !…écoute Nicolas. GLOUP ! GLOUP ! entend Michel….

P1120072 (un journaliste curieux….)

Dernières informations, recommandations,  explications de Michel.

                                                                                      

Joss et Fanch, soutiens inconditionnels de VSF entourent Nicolas en partance.        Retour Carnon, Sébastien à la  barre.

Du 4 au 6 Septembre traversée et atterrissage dans la baie de Formel, aux Baléares sur Minorque.

Une traversée de 48 h sans soucis particuliers. Pas de vent, (ou de face)donc peu de voile et beaucoup de moteur. Il fallait s’amariner…c’est fait. Un « gros » poisson à bien voulu se faire prendre, steaks et cuisine vapeur pendant  4 jours, le reste …..en conserve.

Ouffenfin dans la baie

Accueil dynamique et généreux de Xavier sur son zodiac. Tout sourire Xavier, il s’efforce de parler Français, je m’applique à parler Espagnol, le bateau lui plait nous sommes très vite amis.

Ce que je sais de lui :

Xavier vient de Barcelone et travaille 4 mois de l’année. Il place et ordonne les arrivées des bateaux dans la baie. Le reste du temps il vit sur son bateau, un petit 7 m attaché un corps mort où il passe l’hiver. Pas de Ponton : « tu sais YanYacke (Jean Jacques) l’hiver ici il y a 40 nds de vent, au ponton ça cogne, tandis que sur le corps mort, le bateau il risque rien…nada »

Il rêve de voyage et compte bien s’acheter un bateau plus grand.

Nous devions partir mardi….pas de gasoil pour faire le plein….Xavier se prend la tête entres les  mains, lève les yeux au ciel, il est désolé pour nous, en attendant il nous dépose en voiture à Mahon pour une fête…extraordinaire. Une parade de chevaux au milieu de la foule tout à fait étonnante.

Merci Xavier.

 

La fête des chevaux à Mahon

Un spectacle surprenant :

Des files de cavaliers sur des chevaux parés attendent leur tour, au bout de la rue, une place bondée de monde. Au fur et à mesure de leur entrée sur la place les chevaux se cabrent au milieu de la foule, avancent  sur leurs pattes arrières,….. pas de panique, les chevaux retombent sur leurs pattes sans incidents. Impressionnant.

Une rue de Formel  ….. tourisme vous dites ?